Parmi les nombreuses annonces effectuées par le gouvernement ces derniers jours, Bruno Le Maire a annoncé un nouveau prêt garanti par l’Etat (PGE) destiné, à partir du 1er juillet prochain, aux entreprises les plus touchées par les conséquences de la guerre en Ukraine.
Environ 700 000 entreprises bénéficiaires, 145 milliards d’euros. Voilà les chiffres que représente le premier PGE destiné à permettre aux entreprises de contrer la pandémie de Covid-19. La distribution du PGE prendra fin au mois de juin, le choc provoqué par la pandémie commençant à se résorber. Cependant, une nouvelle crise vient déjà impacter une chaine logistique qui peine à repartir de l’avant et des coûts à la production touchés par une inflation galopante, promettant une continuation des difficultés. C’est dans ce contexte que l’exécutif a annoncé un nouveau PGE, devant encore être validé par la Commission européenne, à partir du 1er juillet.
Cette mesure est notamment destinée aux entreprises inquiètes de voir leur facture d’électricité, de gaz ou d’achats exploser. Or, est-ce vraiment la solution, pour une entreprise, de s’endetter afin de faire face à ses charges? Certainement pas. Financièrement parlant, cela est une catastrophe. En effet, alors que la trésorerie levée s’érode, l’entreprise n’aura pas profité du but premier de la dette: investir. Investir afin de développer l’entreprise, lui permettre de produire plus et mieux et donc de dégager un excédent plus important, ce qui permettra alors de rembourser la dette. Or, dans le cas présent, le PGE une fois liquidé dans les charges d’exploitation restera à rembourser par des entreprises qui n’auront pas réussi à développer leur compte de résultats. Cela réduira donc la possibilité de l’entreprise à investir et développer son activité sur les 6 ans de remboursement du prêt, une grande partie de la trésorerie dégagée partant alors dans les échéances.
